Les administrations universitaires adjuvantes du forfait

Les associations estudiantines à caractère syndicales de l’UAC sont sujettes à de conflits Internes, des guerres fatales entre étudiants. Cet état de chose sous le silence de la quasi totalité des autorités universitaires (administration d’écoles ou instituts, décanats et rectorats).Ignorance ou mauvaise foi ?


Par Michel KANLINSOU

“La deuxième République
du Bénin est l’université
d’Abomey-calavi” écrivait
l’ancien secrétaire général
de la Fédération Nationale des étudiants du Bénin, Alain EKLOU, le 18 février 2017 Sur la page facebook de la Présidence du
Bénin. ceci peut être justifié
de plusieurs manières. Du
fait de son organisation et
aussi du fait de la représen-
tation de la quasi totalité des
circonscriptions électorales
Sur son étendue. l’universi té est un haut lieu de savoir où vient se parachever l’acquisition des connaissances reçues de l’école même si l’on ne fini jamais d’apprendre. Lors d’une émission sur
la radio nationale en 2016,
Marie Odile ATANASSO défendant la suspension des institutions estudiantines à caractère syndicales faisait ressortir les délires des responsables étudiants entre
eux, contre les étudiants, contre les infrastructures que ce soit sur le plan physique ou spirituel. Elle a justifié cette suspension par ces situations et la population s’attendait à un décret révo-
lutionnaire pour réorganiser
profondément les institu-
tions. Mais contre toute attente il s’agissait plutôt d’un
mécanisme pour diminuer
les dépenses de l’Etat.

Mouvement de protestation

L’Etat
se sauve du processus de
financement en réduisant
le nombre d’associations
pouvant bénéficier dudit fi-
nancement. Mais des actes
de violations des droits des
autres camarades notam-
ment en matière électorale
aucune disposition claire ne
réprimande cela. En janvier
2019, l’arrêté rectoral por-
tant collaborations avec les
associations estudiantines
fût pris à l’UAC. Résultat,
statut quo. À la différence
qu’ici l’autorité tente de
prévenir les sabotages des
infrastructures de l’UAC
ainsi que des prises de becs
lors des partages de subven-
tions par la mise en place
d’une commission mixte. En
ce qui concerne les abus de
pouvoir des responsables
étudiants entre eux et sur
leurs pairs rien a été prévu.
Les dernières élections dans
le cadre du renouvellement
des membres du bureau
d’union d’entité à l’ENAM,
celles de la FADESP, les
brouilles entre BUE ENEAM
et les organes dirigeants de
la FNEB à savoir le BEF et le
CCF, tous ont pris une allure
inquiétante surtout avec la
descente des étudiants dans
l’arène de l’art des mains: les
affrontements physiques.
À l’ENAM, la non signature
des procès verbaux, la dis-
parition de la liste des vo-
tants juste à la fin du vote,
sa réapparition trois jours
après dans des conditions
douteuses, le refus au dé-
positaire de la liste « Redy-
namisation » d’avoir accès
aux listes des votants pour
s’assurer de la conformité
du nombre de votants au
nombre de bulletin dé-
comptés et vérifier la régu-
larité des ajournés-votants,
sont autant de faits qui en-
tachent la crédibilité des
élections du bureau d’union
d’entité ENAM du 20 février Ce fait grave notifié
par la liste Redynamisation
aux autorités administrati-
ves et aux étudiants par une
lettre ouverte n’a pas connu
de suite favorable que ce
soit au niveau de l’organisa-
tion hiérarchique qu’est la
commission de traitement
des recours CSTR ni du
Conseil Central Fédéral ni au
niveau de l’administration
de l’ENAM. Ces situations
ont généré des affronte-
ments entre les soutiens de
la liste REDYNAMISATION et
ceux de la liste NOUVELLE
ENAM (déclarée gagnante)
sur les réseaux sociaux, des
bagarres notamment à la
passation de service qui a
eu lieu le 28 février 2019
où la présidente du BEF Go-
dline Agbidinoukoun y était
personnellement malgré
les polémiques qui autour
de cette élection.

Liste déclarée gagnante


Dans des conditions similaires
à la FADESP, le BEF de Go-
dline et le Conseil Central
Fédéral ont milité pour la
suspension du bureau des
juristes en formation au
nom d’une réforme struc-
turale au sein de la FNEB.
Mais à l’ENAM où les élec-
tions polémiques, enta-
chées d’irrégularités, sont
déclarées valides par le
CCF, organe de contrôle de
la FNEB dont la crédibilité
aussi laisse à désirer si l’on
se réfère aux événements
qui se sont produits lors de
son installation.
À l’installation du Conseil
Central Fédéral, un pro-
blème s’est fait ressenti à
l’ENEAM où le BUE s’est in-
surgé contre la falsification
des cachets des organes de
leur union pour désigner en
catimini Marlos Houekonou-
de comme honorable au
CCF alors que c’est le BUE et
l’organe de contrôle HCS qui
ont cette seule compétence.
L’affaire traduite en justice
selon les informations re-
cueillies auprès du Président
BUE ENEAM inquiète mais
n’est pas la première de
l’histoire du CCF. La même
chose s’est produite en 2017
avec le Secrétaire à l’organi-
sation Christian ASSAN qui
n’avait reçu aucun mandat
de l’ex-FLASH d’alors mais
qui a siégé au CCF, organe
de contrôle et arbitre des
conflits de la FNEB comme
l’indique l’article 44 de son
règlement intérieur.
Le bouc émissaire
Se cachant derrière les
franchises universitaires,
les autorités universitaires
justifient leur inaction en
évoquant le principe du non
ingérence de l’autorité dans
les affaires internes des as-
sociations estudiantines. Ce
principe qui a toute sa va-
leur lorsque les mécanismes
de protection des droits de
l’étudiant face aux dérives
de leurs responsables exis-
tent, lorsque le contrôle du
respect des textes internes
est assuré par une institu-
tion d’autorité et mixte à
vocation coercitive.

Liste réclamant justice à l’ENAM

Recourir à des juridictions est un
processus complexe pour
des étudiants venus étudier
mais victimes de l’injustice
des bourreaux responsable
étudiants en les empêchant
d’avoir ce qui leur revient
de droit.
Sur ce point l’autorité ne
dit mot mais empêche les
victimes de manifester leur
mécontentements en utili-
sant le rapport de force seul
recours moins onéreux mais
rapide. Efficace, quand on
se sent opprimé dans une
situation où la justice égale-
ment ne convainc plus assez.
À l’UAC l’histoire a retenu le
nom de certains agents de
l’administration qui ont des-
titué de leurs propres mains
des responsables d’amphis
ou par personne interposée
alors que ces responsables
sont sous le BUE. Quand il
s’agit de la protection des
autorités elles-mêmes l’on
déplace la police sur l’uni-
versité, quand il s’agit de
l’argent de l’autorité on
crée une commission mixte
constituée de représentant
des associations estudian-
tines et des agents du rec-
torat. Par contre quand il
s’agit de la justice au sein
des étudiants, le principe de
la non ingérence trouve son
sens aux yeux de l’autorité.
Quand le formateur remplit
la tête du formé de théo-
ries mais ne se soucie pas
du comportement social,
civique de son élève, peut il
avoir la satisfaction morale
d’un devoir accompli ?

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La Tribune des Énarques

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