La Tribune des Énarques vous souhaite un excellent dimanche avec ces quelques expressions idiomatiques

  1. Ne pas y aller de main morte : intervenir brutalement.
  2. Mettre les points sur les i: rétablir la vérité.
  3. Marcher sur les œufs : agir en manquant d’assurance ,en parlant de précautions.
  4. Il y’a du pain sur la planche : beaucoup de travail.
  5. La cour des miracles : endroit mal fréquenté.
  6. La pierre d’achoppement : la difficulté, obstacle imprévu sur lequel on trébuche.
  7. Jeter un pavé dans la mare : créer la surprise en troublant une situation tranquille.
  8. Le mieux est l’ennemi du bien : on court le risque de gâter ce qui est bien en voulant obtenir mieux.
  9. Mettre son grain de sel : se mêler de quelque chose qui ne nous regarde pas.
  10. Prendre la poudre d’escampette : s’enfuir.

Djamal TIDJANI

GRANDES TENDANCES DES ÉLECTIONS COMMUNALES DU 17 MAI

Voici la délibération de la CENA

La Commission Électorale Nationale Autonome a enfin dirigé les esprits sur les grandes tendances issues des élections communales et municipales du 17 dernier. Ainsi, ce Jeudi 21 Mai, suite à la proclamation à 01h du matin des grandes tendances, le parti Union Progressiste vient en tête de la compétition avec un pourcentage de 39, 97%. Le Bloc Républicain avec ses 37, 38% devance les Forces Cauris pour un Bénin Émergent qui comptabilisent 14, 98%. Quant aux partis PRD et UDBN qui obtiennent respectivement 05,49 % et 02,17%, ils sont dès lors inéligibles. Notons que le taux de participation est de 49,14 %.

L’Union Progressiste en remportant la première place démontre sa force de frappe à l’ère de la réforme du système partisan.

La Rédaction

UAC-UNSEB

Bureau exécutif bicéphale : enfin les vraies raisons de la nébuleuse !

Les deux présidents de l’UNSEB-UAC

Au sein de la première organisation estudiantine la plus représentative de l’Uac, il existe deux bureaux exécutifs, tous deux se réclamant élus. Leurs mandataires que sont les étudiants sont à même de se poser mille et une questions sur cette situation qui n’honore pas la couche estudiantine.

Par Naofal ASSANI

Une organisation estudiantine bicéphale, telle est devenue l’Union Nationale des Scolaires et Étudiants du Bénin section d’Abomey-Calavi (UNSEB-AC) à voire les dernières actualités. Si certains se retrouvent à travers l’UNSEB incarnée par Rodolpho Dah-Kindji, d’autres estiment être à la solde de l’UNSEB représentée par Josué Houngbédji. La discorde a ainsi trouvé refuge au sein de l’organisation révolutionnaire et ce, pour plusieurs raisons qu’il convient de scruter. À entendre Rodolpho Dah-Kindji, seule son équipe revêt une légitimité bien assise. Selon ses propos, tout a commencé le 13 mars 2019, date de l’Assemblée Générale élective qui est censée renouveler le Bureau dans sa composition. À cette AG élective, il confie avoir été élu au poste de président à 54 voix contre 25 pour Josué Houngbédji. À ces mêmes joutes électorales, son coéquipier Ludger Zannou dit-il, a battu le candidat du camp adverse Arthur Kennedy Fagnon à 55 voix contre 24 au poste de Vice-président. « C’est à cet instant précis que le camp adverse battu deux fois déjà a semé de la zizanie pour mettre fin à cette Assemblée générale… », conclut le juriste en formation. Interrogé, le camp opposé à sa tête Josué Houngbédji crie à « un assaut contre le mouvement révolutionnaire » et confirme qu’ils ont effectivement interrompu le processus électoral à l’AG. Des propos de Samuel Klotoé, Secrétaire Général du camp adverse, ils ont agi ainsi parce que les textes de l’organisation ont été violés. À l’en croire, le nombre de votants n’a pas été pris en considération par le présidium. Aussi, le camarade d’en face « Rodolpho Dah-Kindji a en violation des textes amené des gens qui ne sont pas militants de l’UNSEB pour voter pour lui. » Il ajoute par ailleurs que le camarade Dah-Kindji n’est plus habilité à se représenter en tant que candidat et qu’il devait être exclu pour avoir été classé parmi les fauteurs de troubles à l’UNSEB. « C’est toujours lui les autorités mettent en avant pour détruire l’UNSEB… », poursuit-il. Il confie également qu’une fois ces irrégularités dénoncées, le présidium a suspendu l’AG et l’a reportée à une autre date, laquelle AG a été boycottée par le camp Dah-Kindji. On peut donc être tenté de présumer que c’est ce revirement de situation qui a permis à Josué Houngbédji et ses coéquipiers de l’emporter car se voyant désormais en liste unique.

Faut-il le rappeler, c’est la seule organisation parmi les trois existant dans ce campus, qui vit de pareilles bavures. Ça alarme davantage d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’on assiste à une instance bicéphale dans l’histoire de cette organisation révolutionnaire. En 2015-2016, l’histoire renseigne que cette institution a traversé la même crise avec à sa tête deux Bureaux. Cependant, si cette Unseb est la première organisation estudiantine la plus représentative et qu’elle est conduite par deux têtes toutes deux se réclamant légitimes, il convient de se poser maintes questions : Qui des deux contrôle les institutions spécialisées sous tutelle de l’unseb ? Qui des deux bénéficie de la reconnaissance des sous-sections ? Avec quel camp collaborent les autorités à divers niveaux ?

Telles sont les nombreuses interrogations qui sont suscitées et auxquelles il convient de trouver des éléments de réponses. À notre analyse, il nous paraît évident que le camp Josué Houngbédji a choisi d’être plus actif sur le terrain notamment dans les luttes et ce, en collaboration avec les camarades de la sous-section. Cet état de chose lui permet d’être plus au contact des étudiants avec ses visites fréquentes dans les amphithéâtres, aussi bien pour informer les étudiants que pour s’enquérir de leurs nouvelles. Pendant ce temps, le camp Rodolpho Dah-Kindji s’est emparé des locaux affectés à l’organisation et se contente de la gestion de ses institutions spécialisées. Il a réussi en outre à acquérir une reconnaissance auprès des autorités décanales, rectorales et même ministérielles sans oublier les autorités du Centre des Œuvres Universitaires et Sociales (COUS) et de la Direction des Bourses et Secours Universitaires (DBSU). La reconnaissance des autorités a été le premier champ de conquête du camp Dah-Kindji. Le camp Houngbédji y accorde par contre moins d’importance et préfère s’appesantir sur le soutien des syndiqués. « Nous notre problème n’est pas d’être reconnu par les autorités. Notre priorité est la masse, satisfaire les étudiants », conclura Samuel Klotoe.

Si pour l’heure on assiste à des attaques et contre-attaques sur les réseaux sociaux, il urge que les deux camps tempèrent leurs vins et ramènent la balle à terre pour trouver de commun accord une solution équitable. Certains analystes optent pour la convocation d’une nouvelle AG qui permettra aux militants de l’UNSEB de départager les deux têtes. D’autres préfèrent au contraire que les deux camps soient réunis à une même table pour former un Bureau transitoire ou provisoire avant l’organisation de prochaines élections. Toutefois, il est important de rappeler que le Bureau Exécutif National BEN-UNSEB l’instance suprême de cette association estudiantine ne reconnait qu’un seul bureau, celui de Josué Houngbédji.

Pas de texte sans contexte ! Que chacun essaie de son mieux pour que règne la paix au sein de l’UNSEB !

BÉNIN / POLITIQUE : « Je me retire du parti FCBE », Yayi Boni

Yayi Boni, ex-chef de l’État Béninois.

L’ex-chef d’État béninois Yayi Boni n’est plus des « Cauris ». C’est au moyen d’un communiqué publié au matin de ce Dimanche 05 Avril 2020 sur sa page Facebook qu’il a annoncé la nouvelle. Voici ci-dessous, ledit communiqué qui apporte tous les détails sur sa démission.

Par Ludovic MIGBAGONHE

« Chers militants,

J’implore encore la volonté de Dieu de nous épargner cette crise sanitaire qui secoue l’Humanité. Puisse le Père Céleste, Dieu Tout-Puissant, intervenir pour sortir le monde de cette pandémie du siècle.
Je partage vos douleurs occasionnées par ce virus ravageur dans tous les domaines et je suis de cœur avec vous à tout moment. À cet effet, je lance un appel à un consensus national sans aucune distinction politique, de région, de confession, de race, ou d’ethnie et à la consolidation de l’unité nationale face à ce drame.
Le Père Céleste avec sa bonté sans limite nous exaucera très bientôt avec la détermination et le leadership qu’affichent toutes les forces vives de nos nations.

Chers Militants,

Notre pays a adhéré aux valeurs communes à l’Union Africaine, en vue d’aboutir à l’Afrique que nous voulons en 2063, qui de surcroit intègrent les Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés aux Nations Unies au titre de l’année 2030. Comme vous le savez, aucune nation ne peut prétendre à ce développement durable sans les principes fondamentaux basés sur la paix, la stabilité, la sécurité, l’état de droit, la démocratie, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, l’autonomisation de la jeunesse et des femmes, ainsi que la consolidation de la société civile et des communautés.

Notre pays a souscrit aux instruments juridiques de la communauté internationale et au cadre stratégique de la bonne Gouvernance en Afrique. En ma qualité d’ancien Chef d’État et d’ancien Président de l’Union Africaine, le rôle de leadership transformateur que chacun doit jouer pour que ces valeurs soient ancrées dans la gouvernance de notre pays et de nos partis politiques me préoccupe énormément.

Dans notre Loi Fondamentale adoptée en 1990, les partis politiques animent la vie politique pour la préservation de cette meilleure gouvernance des affaires de notre cité commune :
Une gouvernance du peuple, par le peuple et pour le peuple. Pour que la nation puisse en tirer profit, la charte des partis politiques doit être construite de manière consensuelle et exiger la diversité des projets de société.

Point n’est besoin de vous rappeler qu’au regard de ces principes et valeurs, le Bénin a pris une option contraire. Par exemple je mets l’accent sur la gouvernance électorale marquée par le choix d’enlever au peuple son droit de choisir librement ses représentants à travers des processus électoraux non consensuels et d’exclusion. Nous sommes ainsi depuis cette date témoins de nominations à des postes électifs. Depuis les élections Législatives non inclusives du 28 avril 2019, le Bénin a opté pour des élections non équitables, injustes et non transparentes avec un déficit d’équité tant au niveau de la nation qu’au niveau des partis politiques.

Nous avons encore en mémoire le drame des élections législatives non inclusives d’Avril 2019 et c’est le lieu pour moi de m’incliner une fois de plus, et très respectueusement, devant la mémoire de nos compatriotes qui ont payé de leur vie le combat pour le retour de l’État de droit et des élections transparentes.

Il est regrettable de constater que ce processus d’exclusion continue par des réformes personnelles au rang desquelles figure la charte des partis politiques. Cette charte nous conduit inexorablement à un parti unique à la solde du Président de la République, avec la complicité de toutes les Institutions et Organes. Pour rappel, cette idéologie du parti unique a été rejetée par notre peuple depuis la Conférence Nationale de 1990.

Sur la base de cette nouvelle vision de nos gouvernants depuis 2016, ma conclusion est leur volonté de faire disparaitre, avec la complicité d’un groupe de militants, le parti FCBE.

C’était tout comme si le récépissé était conditionné entres autres à l’exclusion de certains militants. Ce récépissé a été négocié par un groupe illégitime selon le rapport qui m’a été fait par la plupart des membres du Bureau Exécutif National du parti. La gestion des positionnements sur la liste des candidats et le rejet du rapport de certains coordonnateurs communaux me confortent dans l’idée que le parti FCBE d’aujourd’hui n’est pas celui qui a été mis en place au Congrès de Parakou. Le virus de l’exclusion a emporté FCBE, l’obligeant à devenir l’un des pôles politiques du Président TALON dans la perspective du parti unique au niveau national visé par celui-ci, puisque les partis en compétition sont tous de la majorité présidentielle. Tous les moyens coercitifs de l’État sont mis à contribution à cet effet.

Pour tout processus électoral, le Président Talon a confirmé sa phobie de l’opposition, de la contradiction et de la compétition. Cette compétition fait aussi défaut dans la gestion des autres secteurs, notamment les marchés publics.

Aujourd’hui en définitive, cette faction des FCBE qui se prépare à aller au scrutin des Communales a fait le choix de cette autoroute de l’exclusion pour jouir des privilèges qu’offre ce choix. FCBE est désormais bel et bien un pôle politique du Président TALON.

Je devais partager cette conviction qui est confirmée par les coordinations chargées de transmettre les propositions de candidature choisies démocratiquement depuis nos villages, nos arrondissements et nos communes. Sont exclus, ceux qui sont soupçonnés de ne pas partager la vision du chef de l’État à laquelle est soumis le groupe à qui le récépissé a été confié.

Je ne saurai cautionner un tel état de fait. Je ne saurai militer au sein d’un parti qui a été confisqué en raison de son engagement pour le retour de l’État de droit et de la démocratie et qui tenait à rester dans l’opposition à la gouvernance actuelle des affaires de notre patrie commune.

J’ai donc le regret de vous annoncer que je me retire du parti FCBE et je demande à tous les militants de prendre leurs responsabilités et décisions selon leur conscience au regard de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du nécessaire développement de notre pays. Je souhaite qu’ils ne s’écartent pas du peuple et de l’intérêt général.

Je me retire du parti FCBE tout en me réservant le droit et le devoir d’opiner sur la gestion des affaires de notre pays car le Bénin nous appartient tous. Je suis un Homme d’État, de paix et je le resterai. L’avenir radieux de la jeunesse de mon pays me préoccupe énormément.

Par conséquent, j’interdis formellement l’utilisation de mon image, de mon nom et de ma caution sous quelques formes que ce soit par tout candidat de la liste FCBE. J’engagerai au besoin les actions pénales idoines pour faire respecter mon choix.

Ce choix est personnel et je souhaite être compris par les militants qui ont fait de FCBE un des plus grands partis du pays, convoité par le pouvoir en place.

Nous ne pouvons, en face d’une évidence manifeste, nous faire complices de nos bourreaux désormais tapis dans notre maison et je ne saurai faire campagne pour mes compatriotes dont je ne connais ni la vision ni le positionnement par rapport à la ligne politique du parti à sa création à Parakou.

Aux militants,

Une échéance électorale vous attend, en principe, en Mai prochain, et ma personne ne doit plus servir de bouc-émissaire aux nouveaux dirigeants pour parfaire leur mission de destruction de notre famille politique savamment construite depuis près de 17 ans. Ceux-ci ont choisi d’écarter les autres du processus électoral et rejettent la tenue d’un congrès pour tester leur légitimité.

L’administration ne doit pas s’immiscer dans la gestion interne d’un parti qui se dit de l’opposition.

Malheureusement ce clan illégitime de négociation du récépissé conditionnel n’y trouve pas d’inconvénients ou se dit tenu de s’y complaire pour ses ambitions personnelles et d’autres raisons qui lui sont propres, perdant ainsi ses repères et son identité.

La raison est claire : ledit clan n’a aucune légitimité sur la base des rapports qui m’ont été fait. Il l’a reconnu lui-même, la nature du régime l’a obligé à violer l’esprit et la lettre de la ligne politique de notre parti pour obtenir le récépissé. Le deal est un coup de massue à cette famille politique vieille de 17 ans. Cependant le plan de Dieu est pour le développement de ceux qui croient en lui. Ce plan est aussi conçu pour notre cher Bénin.

Mes prières et mes encouragements accompagnent notre patrie commune sous la lumière du Père Céleste, Témoin et Juge suprême de tous et de tous les actes, en ce moment où notre peuple est secoué par la misère et la crise sanitaire.

Que la Providence suprême nous bénisse et nous débarrasse ici et maintenant du Covid-19, la pandémie du siècle.

Docteur Thomas Boni YAYI
Ancien Président de la République du Bénin
Ancien Président de l’Union Africaine »

BÉNIN : Le gouvernement décide de la fermeture de tous les lieux de culte

« Après concertation avec un grand nombre de confessions religieuses et dans le souci de renforcer les mesures de riposte contre le COVID-19, le Gouvernement a décidé de la fermeture de toutes les églises ct de tous les lieux de culte sur toute l’étendue du teritoire national, du dimanche 22 mars à 00 heure au dimanche 5 avril 2020 à minuit ». Prise hier 21 Mars, voilà la nouvelle que porte le gouvernement à l’endroit du peuple béninois. À travers les différents communiqués qui portent l’information, le gouvernement informe qu’il sera procédé à une évaluation conjointe de la situation après cette période. Découvrez à travers les communiqués ci-dessous, les  détails se rapportant à cette nouvelle.

Par Ludovic MIGBAGONHE

BÉNIN / COVID-19 : Dans les Églises catholiques, les messes sont jusqu’à nouvel ordre suspendues

La Conférence Épiscopale du Bénin

Après le communiqué relatif aux attitudes à observer au cours des célébrations eucharistiques, la Conférence Épiscopale du Bénin ( CEB) passe à la vitesse supérieure. À travers un nouveau communiqué pris aujourd’hui, elle annonce qu’elle suspend  « à partir du Samedi 21 Mars 2020, jusqu’à nouvel ordre, les célébrations eucharistiques. »

Au delà de ces célébrations, « cette disposition s’étend à la catéchèse, aux exercices de piété, aux chemins de croix, aux célébrations pénitentielles collectives, aux rassemblements des associations, des mouvements de spiritualité et d’action catholique. »

De même, elle « touche aussi les accompagnements spirituels et les confessions individuelles. Par conséquent, l’utilisation des confessionnaux est suspendue et il est demandé aux prêtres d’aménager des lieux clos où le confesseur et le pénitent pourront satisfaire l’exigence de la distance d’un mètre à observer. »

Ces mesures selon le communiqué  visent et invitent le peuple béninois par la même occasion, au respect des consignes données par le Gouvernement. Voici in extenso, le communiqué signé de S. E. Mgr Victor Agbanou, le Président de la CEB.

Page 1 du Communiqué de suspension des célébrations eucharistiques
Page 2

Par Ludovic MIGBAGONHE

CORONAVIRUS – Confinement obligatoire des voyageurs à leur arrivée au Bénin

Voici la version officielle du Gouvernement suite à la libération inexpliquée des quelques passagers récemment placés en quarantaine

« Il circule depuis un moment, que le Ministère de la santé a décidé sans raison valable, de libérer des personnes placées en quarantaine depuis le mercredi 18 mars 2020, violant ainsi la mesure stricte de 14 jours que le Gouvernement a édictée face à la pandémie du Coronavirus . Ces informations distillées dans l’opinion sont en parfaite contradiction avec la version des autorités du Ministère de la santé. Approchées, celles-ci ont déclaré qu’il s’agit d’une série de contrevérités qui mérite d’être clarifiée.

Que s’est-il passé au juste dans la nuit du mercredi 18 mars au jeudi 19 mars 2020 ? En réalité, il est utile déjà de rappeler que le plan de quarantaine annoncé par le Conseil des Ministres en sa séance extraordinaire du mardi 17 mars 2020 est mis en exécution à compter d’hier, jeudi 19 mars 2020 à 00 heure.
Qu’y-a-t-il eu alors dans la nuit du mercredi à Jeudi ? Pourquoi des passagers ont été placés dans des hôtels alors que la mesure de quarantaine n’a pas encore été mise en exécution ?

À ces questions, les autorités du Ministère de la santé ont expliqué que l’opération d’hier a été inspirée par une démarche allant dans la continuité de celle qui était en cours avec la prescription de l’auto-confinement. En effet, il a été porté à la connaissance de toutes les compagnies à destination de Cotonou d’informer tous les passagers à bord de leurs appareils qu’il sera procédé à une mise en quarantaine à leur arrivée sur le territoire béninois le mercredi 18 mars 2020. Ces compagnies ont choisi délibérément d’ignorer cette information mettant ainsi les autorités sanitaires et aéroportuaires face à des passagers non préparés à une mise en quarantaine. Sous la supervision des ministres en charge de la Santé, des Finances, de l’Intérieur, des Transports et de la Défense, tous les passagers ont été conduits dans 3 des hôtels réquisitionnés (offrant un cadre plus agréable et plus calme que l’aéroport), afin d’évaluer individuellement, de façon approfondie et avec sérénité, le plan individuel d’auto-confinement de chacun d’eux. La finalité de cette action était de s’assurer que chaque passager comprenait le principe, ses exigences, les sanctions possibles en cas de violation et les mesures prévues pour en assurer un suivi strict et rigoureux afin de les accompagner au mieux. L’évaluation a été faite individuellement et au regard du plan proposé, la décision d’un auto-confinement ou d’une quarantaine a été prise en toute lucidité et sans complaisance.

Le cas particulier de l’hôtel « Sun Beach » qui défraie la chronique mérite certaines précisions. En effet, sur les 73 passagers admis dans cet hôtel pour l’évaluation du plan d’auto-confinement, 24 dont les plans d’auto-confinement ont été évalués et validés ont été autorisés à rentrer. L’exercice d’évaluation ayant pris fin tard dans la nuit, ils ont préféré attendre la levée du jour pour leur départ. Au moment de leur sortie, le gérant a malencontreusement pris la décision de faire sortir 8 autres passagers non autorisés par le personnel de santé. Le concours des autorités compétentes a permis de les retrouver et de les accompagner dans le respect du plan d’auto-confinement ou de retour en quarantaine.

Il faut rappeler qu’aucun incident n’a été noté au niveau des autres hôtels et que les personnes nécessitant un plan d’isolement approprié respectent strictement la mesure sous le regard avisé du personnel médical, des forces de défense et de sécurité.

Le gouvernement invite les populations au calme et au respect des mesures officielles prises. »

Source : Page Facebook officielle du Gouvernement du Bénin

Par Ludovic MIGBAGONHE

ÉNAM : En raison du Covid-19, la cérémonie des couleurs suspendue jusqu’à nouvel ordre dans l’école

L’avis pris par le Directeur de l’Énam au sujet de la suspension de la cérémonie des couleurs.

Le Covid-19 ne cesse de faire pression sur les autorités universitaires. Après l’interdiction hier des manifestations de plus de 50 personnes par le Recteur de l’uac, c’est aujourd’hui au tour du Directeur de l’école prestigieuse de prendre une décision toute nouvelle. Pour la même raison qu’est la pandémie du Coronavirus, Épiphane Sohouenou suspend la cérémonie des couleurs jusqu’à nouvel ordre. L’ information a été portée à l’attention de tous les acteurs de l’école par un avis en date de ce jour. Cette décision ne vient-elle pas simplement s’inscrire dans la même logique que celle du Recteur ?

Par Ludovic MIGBAGONHE

BÉNIN : Le pays enregistre son premier cas d’infection au Coronavirus

Page 1 de la Déclaration du Ministre de la Santé
Page 2 de la Déclaration du Ministre de la Santé au sujet du cas de Coronavirus

C’est désormais officiel !
« Le Bénin vient ainsi d’enregistrer un cas d’infection au Coronavirus Covid-19.», vient d’ informer à travers une déclaration Benjamin Hounkpatin, le Ministre de la Santé du Bénin. En effet, le cas confirmé est un burkinabè résidant au Bénin depuis le 12 de ce mois, dans le cadre de ses activités professionnelles. Selon les faits reportés à travers la déclaration, avant sa venue au Bénin, l’intéressé en provenance du Burkina a précédemment séjourné en Belgique durant 11 jours. « Sans respecter les mesures d’auto-isolement prescrites à l’aéroport », les bilans biologiques de ses signes  cliniques réalisés dans une clinique de la place le 14 dernier, n’ont donné aucun élément biologique objectivable. Ce n’est qu’au vu de cela qu’il s’est rendu sur le site d’isolement et de prise en charge à Cotonou. Actuellement, son état est loin d’inquiéter, rassure le Ministre. « L’état clinique du patient est stable […] et il bénéficie d’une prise en charge adaptée sur le site »,  laisse t-il lire à travers sa déclaration. Par la même occasion, il informe que toutes  « les personnes ayant été en contact avec le sujet sont en cours d’identification au Bénin comme au Burkina Faso et feront l’objet d’un suivi rigoureux. » Il invite en outre la population à l’observation des mesures d’hygiène en vigueur, « […] car le respect par tous, des différentes mesures de prévention, est le garant de notre sécurité commune.»

Par Ludovic MIGBAGONHE