Bureau exécutif bicéphale : enfin les vraies raisons de la nébuleuse !

Les deux présidents de l’UNSEB-UAC

Au sein de la première organisation estudiantine la plus représentative de l’Uac, il existe deux bureaux exécutifs, tous deux se réclamant élus. Leurs mandataires que sont les étudiants sont à même de se poser mille et une questions sur cette situation qui n’honore pas la couche estudiantine.

Par Naofal ASSANI

Une organisation estudiantine bicéphale, telle est devenue l’Union Nationale des Scolaires et Étudiants du Bénin section d’Abomey-Calavi (UNSEB-AC) à voire les dernières actualités. Si certains se retrouvent à travers l’UNSEB incarnée par Rodolpho Dah-Kindji, d’autres estiment être à la solde de l’UNSEB représentée par Josué Houngbédji. La discorde a ainsi trouvé refuge au sein de l’organisation révolutionnaire et ce, pour plusieurs raisons qu’il convient de scruter. À entendre Rodolpho Dah-Kindji, seule son équipe revêt une légitimité bien assise. Selon ses propos, tout a commencé le 13 mars 2019, date de l’Assemblée Générale élective qui est censée renouveler le Bureau dans sa composition. À cette AG élective, il confie avoir été élu au poste de président à 54 voix contre 25 pour Josué Houngbédji. À ces mêmes joutes électorales, son coéquipier Ludger Zannou dit-il, a battu le candidat du camp adverse Arthur Kennedy Fagnon à 55 voix contre 24 au poste de Vice-président. « C’est à cet instant précis que le camp adverse battu deux fois déjà a semé de la zizanie pour mettre fin à cette Assemblée générale… », conclut le juriste en formation. Interrogé, le camp opposé à sa tête Josué Houngbédji crie à « un assaut contre le mouvement révolutionnaire » et confirme qu’ils ont effectivement interrompu le processus électoral à l’AG. Des propos de Samuel Klotoé, Secrétaire Général du camp adverse, ils ont agi ainsi parce que les textes de l’organisation ont été violés. À l’en croire, le nombre de votants n’a pas été pris en considération par le présidium. Aussi, le camarade d’en face « Rodolpho Dah-Kindji a en violation des textes amené des gens qui ne sont pas militants de l’UNSEB pour voter pour lui. » Il ajoute par ailleurs que le camarade Dah-Kindji n’est plus habilité à se représenter en tant que candidat et qu’il devait être exclu pour avoir été classé parmi les fauteurs de troubles à l’UNSEB. « C’est toujours lui les autorités mettent en avant pour détruire l’UNSEB… », poursuit-il. Il confie également qu’une fois ces irrégularités dénoncées, le présidium a suspendu l’AG et l’a reportée à une autre date, laquelle AG a été boycottée par le camp Dah-Kindji. On peut donc être tenté de présumer que c’est ce revirement de situation qui a permis à Josué Houngbédji et ses coéquipiers de l’emporter car se voyant désormais en liste unique.

Faut-il le rappeler, c’est la seule organisation parmi les trois existant dans ce campus, qui vit de pareilles bavures. Ça alarme davantage d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’on assiste à une instance bicéphale dans l’histoire de cette organisation révolutionnaire. En 2015-2016, l’histoire renseigne que cette institution a traversé la même crise avec à sa tête deux Bureaux. Cependant, si cette Unseb est la première organisation estudiantine la plus représentative et qu’elle est conduite par deux têtes toutes deux se réclamant légitimes, il convient de se poser maintes questions : Qui des deux contrôle les institutions spécialisées sous tutelle de l’unseb ? Qui des deux bénéficie de la reconnaissance des sous-sections ? Avec quel camp collaborent les autorités à divers niveaux ?

Telles sont les nombreuses interrogations qui sont suscitées et auxquelles il convient de trouver des éléments de réponses. À notre analyse, il nous paraît évident que le camp Josué Houngbédji a choisi d’être plus actif sur le terrain notamment dans les luttes et ce, en collaboration avec les camarades de la sous-section. Cet état de chose lui permet d’être plus au contact des étudiants avec ses visites fréquentes dans les amphithéâtres, aussi bien pour informer les étudiants que pour s’enquérir de leurs nouvelles. Pendant ce temps, le camp Rodolpho Dah-Kindji s’est emparé des locaux affectés à l’organisation et se contente de la gestion de ses institutions spécialisées. Il a réussi en outre à acquérir une reconnaissance auprès des autorités décanales, rectorales et même ministérielles sans oublier les autorités du Centre des Œuvres Universitaires et Sociales (COUS) et de la Direction des Bourses et Secours Universitaires (DBSU). La reconnaissance des autorités a été le premier champ de conquête du camp Dah-Kindji. Le camp Houngbédji y accorde par contre moins d’importance et préfère s’appesantir sur le soutien des syndiqués. « Nous notre problème n’est pas d’être reconnu par les autorités. Notre priorité est la masse, satisfaire les étudiants », conclura Samuel Klotoe.

Si pour l’heure on assiste à des attaques et contre-attaques sur les réseaux sociaux, il urge que les deux camps tempèrent leurs vins et ramènent la balle à terre pour trouver de commun accord une solution équitable. Certains analystes optent pour la convocation d’une nouvelle AG qui permettra aux militants de l’UNSEB de départager les deux têtes. D’autres préfèrent au contraire que les deux camps soient réunis à une même table pour former un Bureau transitoire ou provisoire avant l’organisation de prochaines élections. Toutefois, il est important de rappeler que le Bureau Exécutif National BEN-UNSEB l’instance suprême de cette association estudiantine ne reconnait qu’un seul bureau, celui de Josué Houngbédji.

Pas de texte sans contexte ! Que chacun essaie de son mieux pour que règne la paix au sein de l’UNSEB !

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